L’Afrique cherche à se rapprocher du groupe des pays BRICS
Plusieurs États africains souhaitent intégrer le groupe des BRICS qui tient son sommet à Johannesburg aujourd’hui.
Plusieurs États africains souhaitent intégrer le groupe des BRICS qui tient son sommet à Johannesburg aujourd’hui.
Esther Kariuki, responsable de l’agro-industrie à la Co-operative Bank of Kenya, vient de remporter le prestigieux prix du Banquier africain de l’année. Cette avocate défendant la cause des agriculteurs et partisane de l’autonomie des femmes dans ce secteur y apporte par ailleurs son expertise pour convertir les exploitations agricoles en entreprises rentables.
Immersion dans le village de Madenkene, au Cameroun, où l’extraction artisanale et la vente de sable sont les principales sources de revenu des habitants. C’est l'un des rouages d’une filière très active dans le secteur de la construction propulsé par l’urbanisation galopante. Hommes, femmes et enfants participent à ce travail pénible, mais qu’ils considèrent comme essentiel au développement de leur communauté.
Le sommet de Paris a été marqué par une prise de parole puissante des pays du Sud contre une architecture financière internationale qu’ils ne trouvent ni représentative ni efficace. Et l’Afrique y a fait entendre une nouvelle voix : celle d’un continent qui veut être assis à la table des décisions.
L’agriculture hors-sol, ou hydroponie, consiste à cultiver des plantes alimentaires sur un substrat de résidus de l’agriculture, de l’agro-industrie et même de décharges. Elle est principalement développée sous serres ou dans des environnements fermés et contrôlés. Ce type d’agriculture répond aux contraintes de la rareté des terres, de l’érosion des sols, s’adapte à toutes les cultures de première nécessité et permet de lutter contre la déforestation. À Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, un groupe de passionnés s’est emparé du sujet des plantations hors sol pour l’adapter à la production du Big Sun, le fameux « piment sent bon ».
Lancinet Kémoko Sidibé est un entrepreneur et chef d’entreprise guinéen qui a créé son industrie de beurre de karité et de savon noir au Maroc en 2012. Il vend aujourd’hui ses produits dans 15 pays à travers le monde. Grâce à cette unité de transformation de produits cosmétiques à Casablanca, il a pu s’investir activement sur le plan social pour venir en aide à des Africains souffrant de leur condition d’immigrés. Depuis sa création, une centaine de jeunes ont pu trouver de l’emploi. Vers la fin des années 2000, le Maroc est devenu l’une des premières destinations du continent pour les investissements directs étrangers et, selon l’Indice mondial de l’entrepreneuriat, il occupe la troisième place à l’échelle de la région Moyen-Orient – Afrique du Nord.
Gagan Gupta est le fondateur et directeur général d’Arise IIP, un fonds d’investissement basé en Afrique qui développe et opère des écosystèmes industriels au Gabon, au Togo et au Bénin. Des zones industrielles sont en construction en Côte d’Ivoire, République du Congo, Tchad, Nigeria et Sierra Leone. Cet entrepreneur indien est à l’origine de la zone économique spéciale de Nkok au Gabon, la GSEZ. Son objectif est de changer le modèle de développement en Afrique afin de lutter contre le chômage et l’inégalité de revenus, tout en contribuant à la préservation de l’environnement. Pour ce faire, il propose de créer de la valeur à l’intérieur du pays en éliminant les intermédiaires et en obtenant des prix justes, de créer des emplois dans le continent et de réduire l’empreinte carbone en relocalisant le traitement de matières premières pour la production des produits finis.
Dans la province du Nord-Kivu ravagée par la guerre entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23, le secteur agricole est aujourd’hui très affecté. Bernard Bahati est un entrepreneur congolais de l’est de la RDC qui est convaincu de l’autosuffisance alimentaire comme préalable au développement économique et même au retour de la paix. Avec son usine de transformation de maïs, Okapi-Agrobusiness, qui emploie 50 personnes et qu’il a lui-même financée, il a décidé de contribuer à la sécurité alimentaire de la région.
La production de noix de cajou en Afrique de l’Ouest a augmenté de 5,4 % l’an dernier, pour atteindre un volume total de 2,6 millions de tonnes. La culture des anacardiers est particulièrement prisée dans la région, qui regroupe des pays producteurs comme la Côte d’Ivoire, qui représente 44 % de la production ouest-africaine, mais aussi le Nigéria et la Guinée Bissau. En Guinée, les agriculteurs se lancent dans la culture de noix de cajou, plus rentable que l’exploitation de bauxite. Le cajou reste l’une des matières premières les plus lucratives sur le marché international.
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